En ces temps moroses mâtinés de pessimisme, le positivisme nous est proposé comme remède pour supporter la vie. Certains, telle l’essayiste américaine Barbara Ehrenreich dénoncent cette culture qui culpabilise les malheureux et qui explique sans doute notre passivité et notre intolérance à la souffrance d’autrui.
Pour autant, nous aspirons tous au bonheur, cet « état de bien-être auquel les individus ne veulent manifestement pas renoncer et qu’ils cherchent donc à préserver » nous dit Richard Davidson, professeur de psychologie et de psychiatrie à l’université du Wisconsin. Or, le bonheur n’est pas seulement un sentiment vague et ineffable. Il est aussi un état physique du cerveau que l’on peut provoquer. Ainsi le lobe préfrontal gauche serait le siège principal du bonheur. Ceci a été mis en évidence auprès de sujets en quasi-transe. De plus, il a été démontré l’effet bénéfique de l’optimisme sur la santé physique. Il protègerait de l’hypertension, du diabète et des infections respiratoires supérieures et expliquerait la longévité plus grande des personnes optimistes.
Ces nouvelles perspectives ont conduit de nombreuses universités américaines à proposer des cours de psychologie positive à leurs étudiants.

La psychologie positive s’intéresse à ce qui rend les gens heureux.
Son objectif est de :
– développer la capacité d’aimer et d’être aimé,
– donner du sens à nos actions,
– être responsable de ce que nous pouvons changer,
– être résilient face à ce que nous ne pouvons pas éviter.

Et si le bonheur s’apprenait ?
Pourquoi ne pas tenter alors d’importer le fruit de ces recherches et de s’inspirer des expériences menées outre-atlantique pour en faire bénéficier nos cadres, nos dirigeants et plus largement l’ensemble des salariés de nos entreprises hexagonales.
Je propose de m’appuyer sur le travail de Martin Seligman (l’un des fondateurs avec Ray Fowler et Mihaly Csikszentmihalyi de la psychologie positive en 1998), dirigeant du Centre de psychologie positive à l’université de Pennsylvanie et de Christopher Peterson, professeur de psychologie clinique à l’université du Michigan.
Dans leur ouvrage « Character Strengths and Virtues: A Handbook and Classification » publié en 2004 (coédition American Psychological Association/Oxford University Press, 2004),ils ont établi une liste de six vertus et de 24 forces de caractères qui contribuent au bonheur :

1) Sagesse et connaissance
Forces cognitives qui favorisent l’acquisition et l’usage de la connaissance.

2) Courage
Forces émotionnelles qui impliquent l’exercice de la volonté pour atteindre les buts que l’on s’est fixés, malgré les obstacles internes et externes.

3) Humanité
Forces interpersonnelles consistant à tendre vers les autres et à leur venir en aide.

4) Justice
Forces qui sont la base d’une vie sociale harmonieuse.

5) Tempérance
Forces qui protègent contre les excès.

6) Transcendance
Forces qui favorisent l’ouverture à une dimension universelle et qui donnent un sens à la vie.

Chacune de ces six vertus peut s’appréhender et se pratiquer à travers, entre autre, les thèmes suivants :
Leadership, travail en équipe et coopération, créativité, gestion des émotions et gestion du stress, affirmation de soi, techniques d’écoute, relation d’aide, apprendre et enseigner, sensorialité, art et esthétique.

L’approche doit être principalement expérientielle mais peut également s’accompagner d’apports théoriques.

En tant que consultante et coach en relations humaines, je souhaite apporter ma contribution pour redynamiser le monde du travail trop fréquemment source de stress et de violences psychologiques.
C’est pourquoi, si vous pensez que votre entreprise ou votre institution peut tirer profit d’une démarche de ce type, je reste à votre disposition pour en définir le contenu et les modalités.

Pour finir, je ne résiste pas au plaisir de vous offrir ces quelques citations. A méditer !
« Le plaisir se ramasse, la joie se cueille et le bonheur se cultive. » Bouddha
« J’ai décidé d’être heureuse parce que c’est bon pour la santé. » Voltaire
« Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple. » Jacques Prévert
« Le bonheur n’est pas le but mais le moyen de la vie. » Paul Claudel

Mariette Strub

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